Croissance zéro pour le secteur des Logiciels et Services.
L’économie numérique reste sous-utilisée en France.
A l’issu de ce présentation du 1 Avril (sans poisson) le syntec informatique a présenté ses conclusions 2008 et sa vision de 2009 :
2008 : une 4ème année de croissance soutenue (+5,5%) pour dépasser 42 Md € avec les services publics à la 1er place des consommateurs.
2009 : l’activité devrait globalement se maintenir, dans un climat dégradé avec des contrastes très marqués selon les marchés et les métiers. Malgrè la baisse de morale des responsables du secteur ; dans les logiciels, le contexte est favorable aux instruments d’analyse et de pilotage de la performance (Décisionnel et CRM notamment). Dans des volumes encore limités, le Saas (Software as a Service) et l’Open Source progressent nettement. Les logiciels embarqués restent dynamiques.
Vers une année 2009 sans création nette d’emplois
Le secteur des Logiciels & Services devrait conserver un effectif proche de 370 000 collaborateurs en 2009. Après un recrutement encore très dynamique en 2008, les Editeurs et les sociétés de Services Informatiques et de Conseil se montreront prudentes dans les recrutements.
Une industrie stratégique dont l’impact reste sous-estimé
Dans un contexte économique historiquement difficile, le secteur des Logiciels & Service confirme sa capacité à générer une surperformance, en période d’expansion comme de récession économique. Cette situation témoigne du rôle désormais stratégique des technologies de l’information et en premier $lieu des Logiciels & Services dans la compétitivité des entreprises et l’efficacité des administrations.
Le gouvernement, après une première avancée importante avec le plan numérique 2012, doit passer à la réalisation concrète des mesures adoptées. En outre, l’Economie Numérique ne doit pas rester le parent pauvre du plan de relance avec moins de 5% des dépenses d’investissement prévues. A l’image de ce qui a été présenté aux Etats-Unis, au Japon et en Allemagne, plusieurs leviers sont à la disposition des décideurs publics pour favoriser l’essor du numérique, en encourageant l’innovation, les usages et le financement d’entreprises fortement contributrices à l’emploi hautement qualifié.
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